Note de lecture (Mars 2026)

S’il y a un genre littéraire émergeant qui fait débat dans le monde des professionnels de la lecture jeunesse, c’est bien la romance et plus particulièrement lorsqu’elle est dark.
Alors que cette production très active booste l’édition, relayée activement par les réseaux sociaux et des médiateurs et auteurs très proches de leur lectorat, de nombreuses réserves sont adressées à son encontre par des critiques qui dénoncent « des intrigues centrées sur des relations toxiques » à l’âge où les lecteurs construisent « leur vision de l’amour, des relations et du désir[1] ». « La romance à la marge ? » Telle est la question posée à la Une du premier numéro du média numérique Page Éduc’[2] alors qu’on remarque aussi que celle-ci était reléguée au dernier étage du Festival du livre Paris 2026. « La dark romance inquiète… », « Faut-il s’en méfier ? » et donc la censurer, surtout lorsque les médiateurs du livre et de la lecture jeunesse exercent en milieu scolaire ? 


Ce numéro (194) de Lecture Jeune paru en juin 2025 et intitulé « L’économie du désir : de #metoo à la dark romance » propose, à travers une approche pluridisciplinaire, de faire le point sur les aspects problématiques de ces lectures souvent jugées violentes et à contre-courant d’une éducation féministe et défenseuse de l’égalité entre les sexes. Le but affiché par ce collège de spécialistes est de mieux cerner les...

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