Quand j’ai entendu dire : « le métier de scénariste ? C’est à la portée du premier imbécile venu »,  j’ai compris que j’avais trouvé ma voie.*

Du 27 septembre 2017 au 4 mars 2018, le Musée d'Art et d'Histoire du judaïsme (MAHJ) présente une exposition consacrée à René Goscinny. « Comment, Goscinny, vous êtes juif ? » pourrait-on lui demander comme Louis de Funès à son chauffeur Salomon dans Rabbi Jacob. En effet, rien dans son œuvre ne laisse transparaître sa judaïté. Comme le remarque Paul Salmona, le directeur du MAHJ, « ce qui frappe précisément chez Goscinny c’est l’écart entre les origines, l’enfance, la jeunesse – profondément marquées par le cosmopolitisme juif et une existence véritablement diasporique – et une œuvre parfaitement laïque, emblématique de la France des Trente Glorieuses (…) Cette exposition retrace le parcours de celui dont l’œuvre est devenue universelle avec 500 000 000 exemplaires de livres et d’albums vendus dans le monde, traduits en 150 langues. » En voici quelques étapes…

Les mésaventures du petit René (1926-43)

René Goscinny est né à Paris, en 1926. Son père Stanislas, venu de Pologne, et sa mère Anna Beresniak, venue d’Ukraine, se marient en 1919. Stanislas Goscinny a rejoint la France, à la suite de son frère, pour terminer ses études de chimie ; Anna est la fille d’Abraham Beresniak, fondateur dans la capitale, avec son fils Léon, d’une imprimerie capable d’éditer en yiddish, hébreu, russe, polonais… (Le nom d’Astérix serait-il un hommage typographique à ce grand-père imprimeur ?) En 1928,...

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