L’éducation aux médias et à l’information (EMI) est forte d’une histoire et d’une dynamique reposant sur trois sphères : le niveau scientifique avec des champs de recherche qui la questionnent et la structurent ; les politiques publiques qui la prescrivent et la conditionnent ; et les pratiques, hétérogènes, qui se mettent inégalement en place dans différents contextes et par divers acteurs. Ces trois sphères sont bien entendu imbriquées et portées par le même terreau social, duquel naissent les problématiques et préoccupations qui ont conduit à l’apparition de cette nécessité d’un accompagnement éducatif des pratiques médiatiques des jeunes. Cette dynamique à l’œuvre dans l’éducation aux médias et à l’information en fait un domaine complexe et d’une grande richesse tant son histoire, ses fondements épistémologiques, ses ancrages théoriques et ses méthodologies constituent des éléments de mise en œuvre éducative diversifiés sur le fond et sur la forme.

Cependant, face à ce foisonnement de possibilités, il s’avère que sur le terrain des pratiques, et en particulier dans le cadre de l’École, l’EMI peine à s’installer dans des démarches pérennes, généralisées et denses comme le promet le projet lui-même. Bien sûr, de nombreux enseignants se sont saisis du domaine et ont trouvé des moyens efficaces et originaux de faire de l’éducation aux médias et à l’information. Mais ces cas-là ne se sont pas généralisés et restent marginaux alors même que l’EMI occupe maintenant une place dans les programmes scolaires dès le cycle 1. Ma position de formatrice de futurs enseignants du premier degré, mais aussi ponctuellement du second degré toutes disciplines confondues, me permet de constater à quel point l’EMI est encore un champ obscur pour ceux qui doivent l’appliquer.

À de très (trop) rares exceptions près, les enseignants en formation ne savent pas ce qu’est l’éducation aux médias et à l’information. Pour ceux et celles qui le savent, ils en ont une vision parfois caricaturale ou du moins limitée à des concepts flous à partir desquels il leur est bien difficile de construire des séquences pédagogiques solides. Loin de moi l’idée d’incriminer ici le corps enseignant. Au contraire, cette méconnaissance d’un champ pourtant officiellement inscrit aux programmes tient en grande partie à l’absence de formation concrète proposée aux étudiants. La formation à laquelle...

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