À l’heure où le programme ministériel de refondation de l’École de la République a ouvert les yeux sur la problématique du décrochage scolaire, au moment où la ministre de l’Éducation nationale lance un « nouveau » plan de lutte contre le décrochage scolaire et quand la question de la suppression du redoublement retourne sur le devant de la scène, il semble important de rappeler que le phénomène d’abandon scolaire n’est en rien nouveau, ni en France, ni à l’étranger.

En revanche, il est vrai que notre école souffre depuis plusieurs années d’une image dégradée : élèves désintéressés, rythmes scolaires trop soutenus, professeurs ou parents d’élèves dits démissionnaires… Lorsque l’abandon scolaire se transforme en thématique sociale, sécuritaire et économique, on peut simptlement constater qu’un élève qui « décroche » ne sera pas obligatoirement mis sur les rails de la délinquance ni placé au ban de la société, mais qu’il s’agit d’une personne dont le tort est de n’avoir pas trouvé sa place au sein d’un système scolaire normatif qui ne lui convenait pas. Puisque c’est le système éducatif dans son paradoxe qui nous préoccupe, ce système qui exclue tout en s’efforçant de proposer des solutions internes afin de raccrocher les élèves en mal d’école, les « exclus de l’intérieur » comme les appellent Bourdieu.

Quelle peut être alors le rôle et la place des différents acteurs éducatifs dans la lutte contre le décrochage scolaire et plus particulièrement le rôle souvent oublié du professeur documentaliste à première vue isolé dans son CDI ?

Un phénomène complexe d’abandon et quelques pistes d’action

On parle en réalité de décrochage scolaire depuis les années 1990 et ses prémices se faisaient déjà sentir lors de l’élaboration de la loi d’orientation de 1989.
À l’époque, ces arrêts précoces de scolarités (avant l’âge de 16 ans), ou...

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