L’Éducation nationale et les esprits critiques

Le problème de l’Éducation nationale depuis 1968 est qu’elle doit concilier deux formes d’esprit critique qui s’affrontent durement, essayant l’une comme l’autre de détruire l’adversaire idéologique. Il n’y a pas pire ennemi que le frère le plus proche, surtout en matière idéologique et, en particulier, en France. Les quelques extraits suivants montrent bien la puissance de la pensée et l’intensité des débats.
Pierre Bourdieu parle à deux reprises, dans son ouvrage La Noblesse d’État1 et dans un entretien avec Philippe Petit2, des enseignants comme des « petits blancs de la culture ». Cette évocation péjorative du monde colonial et de ses « petits blancs » crispés sur leurs pauvres privilèges face aux indigènes est révélatrice d’une pensée très tranchée.
Dans une approche semblable, dès 1960, Alexander Sutherland Neill, dans Libres enfants de Summerhill, critiquait l’école et ses enseignants, de même Ivan Illich qui prônait sa suppression pure et simple. Tous au nom d’une approche rigoureuse et de connaissances issues du terrain.
Mais cette critique était elle-même critiquée par Danièle Sallenave, Jacqueline de Romilly3 et, dès 1973, par Pierre Boyancé dans le bulletin de l’association Guillaume Budé4 : « Les qualités que développent les débuts même de l’apprentissage sont celles-là qui permettront d’accéder aux plus hauts niveaux de...

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