par Vladimir Jankélévitch

La mort reste un sujet difficile à aborder avec les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. En effet, lors du décès d’un proche, le premier geste des parents et des éducateurs est d’éloigner les plus jeunes pour les protéger, car dans notre civilisation « jeunesse » et « mort » semblent irréconciliables, antinomiques. La mort est dissimulée par une civilisation technique qui n’a pas pu la supprimer ; c’est ainsi que Jacques Ellul1 analyse notre rapport à la mort, à la technique et au progrès. Les hommes évoquent la mort avec des mots, courts, rapides et doux de façon à l’apprivoiser comme le remarque Jeanne Favret-Saada2. Tandis, que la Camarde a disparu de l’environnement visible et réel, les crématoriums, les cimetières et les nécropoles sont renvoyés à la périphérie des villes, et les technologies de la communication participent à cette occultation par la présentation continue de divertissements. Pourtant la mort, qui plus est la mort violente, s’introduit comme par effraction dans notre monde aseptisé, nous invitant à repenser ce thème à la lumière de grandes questions qui agitent notre monde moderne.
Nous pensons bien sûr aux attentats qui ensanglantent notre pays depuis 2012 et qui exacerbent, par la brutalité d’un deuil collectif, palpable, comme par la médiatisation à outrance de ces instants tragiques, le sentiment de vulnérabilité de la vie, comme celui de l’absurdité et de la vanité de la...

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