Initialement présentées comme un moyen de renouveler les méthodes de recherche et d’enseignement dans le domaine des sciences sociales par le biais des technologies informatiques et numériques, les humanités digitales ou numériques possèdent désormais leur petite histoire1. Elles s’inscrivent néanmoins dans une lignée bien plus longue qui nous permet de les relier à la culture de l’information.

L’expression d’humanités digitales a été précédée par une autre, les humanities computing, qui mettait en avant l’utilisation d’outils informatiques pour améliorer le traitement des données, depuis la mécanographie à des dispositifs d’encodage des corpus comme la TEI, Text encoding initiative qui définit une série de métadonnées pour normaliser leur production sur les corpus de textes et de manuscrits. La TEI émerge dans les années 80 et reste aujourd’hui un système encore utilisé, qui s’étend à d’autres types de documents, notamment musicaux.
Le passage à l’utilisation de l’expression humanités digitales s’effectue dans les années 2000 : des ouvrages paraissent où cette nouvelle expression marque le fait que les pratiques et usages des chercheurs sont également liés au web. Le web devient ainsi également un lieu d’étude, et pas seulement un moyen de communiquer et d’échanger de l’information et des données.

Paul Otlet comme point commun

Pour revenir sur la liaison qui existe entre les humanités digitales et la culture de l’information, une mise au point historique s’impose. En effet, si on considère les humanités digitales comme un mouvement qui a débuté avec les premières techniques de traitement de l’information, il est alors possible de considérer que les humanités digitales et la culture de l’information partagent la même volonté d’accessibilité à la connaissance. Parmi les éléments communs...

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