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Né au milieu du xixe siècle, très influent dans les milieux ouvriers, le mouvement anarchiste, mené par des penseurs tels Proudhon, Bakounine, Stirner, prend part à la Première Internationale des travailleurs dont il est exclu en 1872 en raison d’un désaccord majeur avec les marxistes qui défendent le centralisme autoritaire, tandis que les anarchistes prônent le fédéralisme. La même année, ils fondent l’Internationale anti-autoritaire. La pensée anarchiste va dès lors largement dominer les luttes syndicales dans de nombreux pays que ce soit en France durant la Commune, en Espagne pendant la Guerre Civile, lors de la révolution Mexicaine, aux États-Unis, en Italie, en Russie, en Suisse ou encore en Ukraine et ce, jusque dans les années Trente. Victime de sa mauvaise réputation et d’une intense répression anti-anarchiste en raison des attentats perpétrés dans toute l’Europe par une minorité de membres, ce courant de pensée s’efface peu à peu de la scène politique et sociale. Mais la philosophie anarchiste contestataire et égalitaire, l’esprit libertaire n’ont pas disparu et les pratiques d’autogestion, le refus de l’autorité vont resurgir avec la révolte étudiante de mai 1968 pour se prolonger et essaimer jusqu’à nos à jours dans de multiples mouvements politiques et sociaux (Nuit Debout, Occupy Wall Street, les Indignés en Espagne, EZLN au Mexique), dans des expériences de vie coopérative et autogérée (Modèles alternatifs d’écoles, villages autogérés, entre autres), dans les arts, Banksy et surtout dans la musique avec le courant Punk, dont le slogan « No future » et l’éthique du Do it yourself n’ont rien à envier au « Ni Dieu, Ni maître » des anarchistes. Anar is not dead, preuve en est du foisonnement actuel d’études sur le sujet.

Penseurs

Proudhon Pierre Joseph (1809-1865), journaliste et théoricien français : Qu’est-ce que la propriété ? (1840), Création de l’ordre (1843), La Justice (1858), Théorie de la propriété (1865).
Max Stirner (1806-1856), philosophe allemand : L’Unique et sa propriété (1845).
Bakounine Mikhaïl Alexandrovitch (1814-1876), théoricien et révolutionnaire russe. Ses principales œuvres : L’Empire knouto-germanique et la Révolution Sociale (1871), Étatisme et Anarchie (1873), Confession (1851).
Jacques Élisée Reclus (1830-1905), géographe et théoricien français : Évolution et révolution (1880), Pourquoi sommes-nous anarchistes ? (1893), L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique (1898).
Piotr Alexeïevitch Kropotkine (1842-1921), géographe et théoricien russe : Paroles d’un révolté (1885), La Conquête du pain (1888), La Morale anarchiste (1889), L’Entraide (1892), L’Anarchie, sa philosophie, son idéal (1896).
Emma Goldman (1869-1940), intellectuelle et écrivaine féministe russo-américaine : L’anarchisme et la question sexuelle (1896), Anarchisme et autres essais (1910), L’Épopée d’une anarchiste (1931).

Expériences d’hier et d’aujourd’hui

[caption id="attachment_1902" align="alignleft" width="224"] Statue place de la République, Paris, mars 2016 © Gwenalea / Wikimedia CC.[/caption]

Communautés et villages autogérés, ZAD (zone à défendre) : en France, Notre Dame des Landes,...

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