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Avec l’omniprésence de l’informatique et des outils numériques connectés, c’est le règne des algorithmes qui nous est annoncé dans les médias. En réalité, la puissance présumée des algorithmes correspond à celle, plus ancienne, de la statistique et à une volonté de mesurer entièrement le monde, de le rendre calculable et transparent, en récoltant des données brutes dans tous les domaines possibles du vivant. Les fameux big data correspondent à une telle masse de données, non structurées, non interprétables telles quelles, que les algorithmes en sont l’indispensable corolaire dans cet idéal de quantification permanente de tous les phénomènes qu’ils soient sociaux, économiques, financiers, physiques, culturels ou encore médicaux. Optimisation industrielle, réduction des consommations énergétiques, prévention des risques en prédisant le futur, avancées de la recherche scientifique, mais aussi non-respect de la vie privée et atteinte aux libertés fondamentales par l’omniprésence de la surveillance et du pistage numérique, de nombreux enjeux contradictoires se dévoilent et constituent autant de marchés colossaux et de questionnements citoyens.

Si dans l’imaginaire collectif, l’algorithme est vu comme une sorte de côté obscur des mathématiques, doté d’intentions mystérieuses et de pouvoirs aussi puissants que magiques, lorsque l’on évoque l’Intelligence artificielle, on se retrouve là dans des représentations collectives nourries de science-fiction et de dystopies, face au mythe de l’androïde mi-homme mi-robot qui signera la fin de l’Humanité. Ce sont bien là deux aspects d’une même problématique, car l’IA est composée d’algorithmes et comme le dit bien Dominique Cardon, elle n’est pas véritablement intelligente (en tout cas, pas pour l’instant), mais seulement « statistique ».
La notion d’apprentissage, beaucoup utilisée dans le vocabulaire des algorithmes, ne recouvre pas la même signification que l’apprentissage humain et c’est cette confusion sémantique qui alimente les visions apocalyptiques d’une prise de pouvoir prochaine des IA sur les humains. En revanche, tous les chercheurs et les institutions s’accordent à demander dès maintenant une régulation et une plus grande transparence du secteur pour ne pas laisser des objectifs purement marchands orienter les algorithmes. Il est déjà grand temps de leur donner la dimension éthique qui rendra possible la coexistence homme-IA dans la société future.
Dans le domaine de l’éducation, la compréhension des algorithmes numériques et des avancées de l’IA fait partie de l’éducation aux médias,...

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