« Vous êtes journaliste et vous cherchez à montrer qu’il est nécessaire de promulguer la déclaration des droits de l’animal » : tel était le sujet d’invention du baccalauréat de français 2018 en série ES dans le cadre d’un corpus de textes sur la relation homme/animal. Preuve que ce rapport interroge l’ensemble de la société contemporaine. Depuis l’Antiquité, le débat fait rage entre ceux qui considèrent les animaux comme des objets inférieurs à l’être humain et ceux qui estiment qu’ils doivent avoir les mêmes droits en tant qu’être vivant égal à l’Homme. Et c’est en Angleterre que naît l’idée de défendre la cause animale, sous la plume de Jeremy Bentham au XVIIIe s., tout comme les premières associations de protection animale qui se développent ensuite dans toute l’Europe et l’Amérique du Nord. Longtemps maltraités, chosifiés, les animaux reprennent du poil de la bête dans les années 60 et obtiennent peu à peu des droits, dans les pays anglophones notamment, avec la naissance de l’écologisme et la publication de l’ouvrage de l’Australien, Peter Singer, La Libération animale, en 1975. En France, la prise de conscience suit le même chemin pour aboutir, en 2015, à la reconnaissance de l’animal comme un « être doué de sensibilité » dans le Code civil. Très controversé, ce sujet échauffe les esprits et enflamme les réseaux sociaux car il soulève une question philosophique essentielle qui remet en cause la place centrale et dominante de l’être humain par rapport aux autres êtres vivants.

Textes et conventions internationales

Monde

Proclamation de la Déclaration universelle des droits de l’animal le 17 octobre 1978 à la Maison de l’Unesco à Paris (texte révisé par la Ligue internationale des droits de l’animal en 1989 et publié en 1990). Une nouvelle révision a été rédigée par la LFDA en 2018.

Europe

Traité de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007, entré en vigueur le 1er décembre 2009.
Article 13 : « Désireuses d’assurer une plus grande protection et un meilleur respect du bien-être des animaux en tant qu’êtres sensibles, sont convenues [...]».

Depuis les années 70, l’Union Européenne s’applique à protéger les animaux par la publication de nombreux textes (conventions, règlements, directives) dans lesquels distinction est faite entre : les animaux domestiques, ceux faisant l’objet d’échanges, et les animaux sauvages.

France

Code pénal 1963. Chapitre unique : Des sévices graves ou actes de cruauté envers les animaux. Article 521-1 (version du 6 octobre 2006) : « Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende. »

Code rural 1976, chapitre 4 : La protection des animaux. Article L214-1 (version du 21 septembre 2000) : « Tout animal étant un être sensible doit être...

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